Un Petit Homme
Par Amelie le dimanche, juillet 20 2008, 08:59 - Le Bébé - Lien permanent
Nous n'en doutions pas, mais les aléas de la vie nous ont mis devant le pied du mur. Nous allions devoir être courageux et notre bébé encore plus. Et c'est ce qu'il a fait !! Il a été courageux, exceptionnel, adorable...
D'ailleurs il a été tellement fort qu'on a eu le droit de sortir plus tôt pour notre plus grand bonheur car il n'y a rien de mieux que d'être chez soi.
Mais, que je vous explique.........................
A la naissance de Lucas nous avons appris qu'il a avait une craniosténose. Et plus précisément une scaphocéphalie. De bien grands noms et de bien grands termes pour dire qu'en fait, à sa naissance, Lucas avait les sutures sur le haut de son crâne (après la fontanelle) soudées. Donc à la place d'avoir du cartilage sur le haut de son crâne qui se soldifierait dans les mois à venir, et bien Lucas avait le cartilage ossifié. Le problème ? Et bien étant donné que ses sutures étaient ossifiées, son crâne allait grandir aux endroits où ça ne serait pas ossifié, et donc il pousserait au niveau du front et à l'arrière du crâne. Ce qui fait que se ne serait absolument pas esthétique et qu'en plus peut être qu'il y aurait des conséquences sur la croissance de son cerveau.
Le souci dans tout ça est qu'il fallait faire opérer notre petit homme du haut de ses 4 mois, et le plus grand souci était que le Neurochirurgien de Rennes qui aurait pu l'opérer est absent pour un an. Nous nous sommes donc dirigés - sur les conseils des Médecins - sur le CHRU de Lille où le Professeur DELHEMMES opère.
Dimanche 6 Juillet nous sommes donc partis à 8h20 de chez nous, en taxi, pour aller prendre un train en direction du Nord. Tout s'est très bien passé durant le trajet, malgré comme d'habitude un retard de la SNCF, et nous sommes arrivés au CHRU pour 15h30 dans le service de Neurochirurgie Pédiatrique.
Nous avons été accueillis dans une chambre double, où séjournait déjà Marc, un petit garçon de 9 mois. Une infirmière et des Auxiliaires de Puériculture sont passées - plusieurs fois - nous voir pour nous expliquer ce qui allait se passer dans la soirée et le lendemain, jour de l'intervention.
Vers 20 heures, Lucas a fait son premier bain à la bétadine et a pris son biberon comme d'habitude.
Après une nuit assez agitée, et un réveil en pleurs du fait qu'il était perdu et seul dans la chambre avec Marc (car Jérôme était logé à la Maison des Parents, un bâtiment à côté de l'Hôpital, et moi j'étais dans une chambre au bout du couloir en neurochir). Avec une infirmière nous avons réveillé Lucas à 3h30 du matin afin de lui faire reprendre un bain à la bétadine pour qu'il soit prêt pour l'intervention du lendemain matin. D'ailleurs, à partir de là, Lucas n'avait plus le droit de manger.
Lundi 7 Juillet, Lucas s'est réveillé à 7h45. Nous attendions que des brancardiers viennent le chercher car ils devaient le faire entre 7h30 et 7h45. Au final, ils sont venus à 8h10 et nous ont proposé de l'accompagner en le tenant dans nos bras. J'ai donc descendu Lucas dans mes bras avec Jérôme tout proche de nous. Après des tours et des détours dans les dédals des couloirs de l'hôpital, nous avons du abandonner notre bébé dans les bras d'une infirmière. Ca a été un moment très dur et très éprouvant car on l'abandonnait.
Nous sommes remontés dans le service et là nous avons attendu. Attendu que le Professeur vienne nous voir après l'opération, attendu qu'on puisse voir notre petit garçon, attendu qu'on est des nouvelles, attendu le temps si long...
Vers 11 heures, le Professeur DELHEMMES est venu nous voir dans la chambre pour nous dire que tout c'était très bien passé et que l'équipe était en train de réveiller Lucas tranquillement avant de le transférer en Réanimation Pédiatrique pour qu'il soit sous surveillance.
Nous avons eu le droit d'aller voir notre Bébé pour 13 heures. Une folle envie de courir pour voir comment il allait nous tenaillait, mais nous avons réussi à résister et après avoir passer une blouse et s'être nettoyé les mains en suivant le protocole, nous avons rencontré notre Bébé.
Lucas avait un grand pansement avec des redons qui sortaient, il était branché pour que les infirmières est toutes ses constantes, il avait 3 catétaires de mis (un sur chaque main et un sur un pied), et il avait ses petits poignets attachés au lit (comme nous l'avions conseillé) sinon il essayait de s'arracher le pansement.
On est resté un long moment auprès de notre Amour, à lui parler pour qu'il entende nos voix et qu'il soit rassuré, à lui caresser la main pour qu'il sente notre présence. A un moment, Lucas s'est "réveillé" (car il était toujours endormi) et s'est mis à pleurer de douleur. A ce moment là mon coeur s'est fendu de douleur car je voyais que Lucas souffrait, et on a tout fait pour le réconforter ce qui a marché.
On a été dîné puis nous sommes retournés voir Lucas. Là on a appris qu'ils avaient augmenté les doses de morphine car il était douloureux et depuis ça allait. Et en effet, à sa respiration et son attitude, nous avons bien vu que Lucas était plus paisible. Après un bon moment passé à ses côtés, nous sommes partis, direction la Maison des Parents où nous avons été dormir en attendant de revoir notre bébé.
Mardi 8 Juillet, c'est nos 2 ans de mariage..... Et pourtant, on est loin d'y penser, car nous n'attendons qu'une chose qu'on nous ramène notre Bébé auprès de nous. Après avoir déjeuner et de s'être renseigné plusieurs fois pour savoir quand est-ce que Lucas allait remonter en Neurochir (pas avant 13 heures normalement), contre toute attente, pour 11h15, 2 infirmières nous ramenaient notre petit Amour, encore endormi, mais au moins auprès de nous.
Dans l'après-midi il s'est réveillé plusieurs fois, et alors que nous nous y attendions pas, on nous changeait de chambre pour que je puisse dormir auprès de Lucas. Lucas, à ce moment là, se réveillait un peu, était toujours un peu dans le gaz mais ça allait bien. Ce n'est pas une opération qui empêche notre bébé de bouger, et c'est pourquoi dans l'après-midi les infirmières sont obligées de refaire sa capeline car elle est en train de partir, et il faut bien protéger sa cicatrice.Comme la veille nous avons donné un peu de médicament à Lucas par aérosol afin de soigner sa gorge car l'extubation l'avait abimée et donc Lucas souffrait.
Notre Bébé était plus paisible et nous a fait quelques débuts de sourires en fin de soirée, comme pour nous dire que nous pouvions dormir tranquillement, que tout allait bien.
Vers 23 heures, Jérôme est rentré dans sa chambre, et moi j'ai dormi auprès de Lucas. Pas très bien, car je me réveillais à peu près toutes les 1/2 heures pour voir si notre Bébé allait bien, mais ce n'était pas grave, car au moins j'étais rassurée.
Mercredi 9 Juillet, Lucas a repris un peu de vigueur et a faim. Tant mieux car ça fait plus de 48 heures qu'il n'a rien mangé. On lui redonne un peu de biberon pour voir s'il l'assimile bien, et sans problème Lucas boit 80 ml (certes vous vous direz que c'est peu comparé à d'habitude - car il prend 210 ml - mais c'est un très bon début).
En plus, maintenant, on peut le prendre dans nos bras et enfin serrer notre bébé contre nous. C'est un grand pas vers le retour à la vie "normale" et ça fait du bien de sentir son petit corps contre le notre.
Aujourd'hui c'est aussi une grande journée, puisque les infirmières et les médecins enlèvent les drains à Lucas. Pour arrêter les saignements à l'arrière de son crâne, ils ont du lui faire 2 points, mais Lucas a été grand et fort et n'a pas pleuré. Maintenant il se retrouve avec un simple pansement sur le haut du crâne et deux pansements à l'arrière pour protéger les points. Son petit visage d'Ange n'est pratiquement pas marqué, et mis à part son pansement qui attire l'oeil, on ne se douterait de rien. Aujourd'hui il n'a plus que sa perf à la main droite, un catétère à la main gauche, les électrodes et la petite lampe rouge au gros orteil pour prendre sa sat. Un grand soulagement pour bébé qui peut bouger à sa guise et remuer comme il aime tant le faire.
Jeudi 10 Juillet Lucas se réveille avec un cocard à l'oeil droit. Tout simplement car il a dormi toute la nuit sur le côté droit, malgré le fait que j'ai essayé plusieurs fois de lui faire changer de position. Il est paisible, ne souffre plus du tout, et nous parle et nous sourit comme avant, comme à la maison. C'est donc avec sérénité que nous accueillons le Professeur DELHEMMES dans la chambre de Lucas en fin d'après-midi qui est étonné de la forme de notre bébé et de sa cicatrisation. Il nous dit que tout va bien, que tout se passe pour le mieux même si son hémoglobine est basse. D'ailleurs le matin même il a encore fait une prise de sang pour voir où elle était située, et donc au lieu de le transfuser, Lucas va avoir un traitement en fer. Ouf !
En fin de soirée, Jérôme repart à la maison des parents, mais cette fois-ci rassuré de voir que notre bébé va bien, qu'il a bon appétit et qu'il a la pêche.
Vendredi 11 Juillet, tout débutait bien, le bain se passait bien, jusqu'à ce qu'on lui change son pansement. Là c'est hurlements, pleurs à m'en fendre le coeur tellement Lucas souffre. Le pansement lui arrache tous les cheveux, la peau du crane et ça le fait souffrir énormément. Par contre, il ne dit rien quand on nettoye sa cicatrice qui est au demeurant très "belle", très "propre". Après son bain, on nous annonce qu'on va débrancher Lucas car il va bien et que maintenant il n'y a plus d'intérêt d'enregistrer sa sat, son coeur... C'est donc un bébé "libéré" qui se retrouve à gigoter dans tous les sens pour son plus grand bonheur.
En fin de matinée, le Professeur ainsi que les médecins et infirmières font leurs tours des chambres, et là on nous confirme le traitement en fer. Par ailleurs, le Professeur DELHEMMES nous demande confirmation sur le fait que nous sommes de Rennes, et nous souffle (mais ce n'est pas encore sûr) que si la journée se passe bien, il pourrait autoriser exceptionnellement une sortie pour samedi. Mon coeur se remplit de joie au fait de pouvoir sortir plus tôt, de pouvoir profiter chez nous de notre bébé.
La journée se passe donc dans la joie et la bonne humeur, et comme Lucas n'est plus branché, on peut même le promener dans les couloirs grâce aux poussettes mises à la disposition des petits malades. C'est d'ailleurs une grande passion, car il a tellement de choses à regarder, de bruits à écouter qu'il ne s'en lasse pas.
En fin d'après-midi, toujours le passage de l'équipe soignante, et là le Professeur DELHEMMES nous autorise officiellement à sortir demain si la nuit se passe bien comme d'habitude. Nous sommes super heureux, mais maintenant faut savoir si on peut avoir un train. Ouf ! Oui, il y a un train et David (avec sa super cape) nous permet de faire l'achat de nos billets sur internet. Après avoir acheté nos billets, je saute sur mon téléphone pour prévenir mes parents de cette grande et belle nouvelle.
Nous passons tous les 3 une bonne soirée ensemble, pleine de joie et de rires avec notre bébé, tout ça pour notre dernière soirée à l'hôpital. Il y a simplement l'équipe de nuit, qui arrive à nous taper un peu sur le système en nous disant que rien n'est fait, qu'on ne partira pas forcément demain, que ça ne s'est jamais vu de sortir aussi tôt après une scaphocéphalie, et blablabla, et blablabla... Mais rien n'entame notre bonne humeur, on part demain, point !
Samedi 12 Juillet..... C'est le grand jour, notre départ de l'hôpital de Lille, la fin de tant de stress, de peur, la fin d'une étape dure et importante dans la vie d'un si petit bébé. Nous préparons tranquillement nos affaires, même si une folle envie de tout emballer et de partir rapidement me tente, mais notre train est à 17h29, donc pas la peine de s'affoler.
On déjeune tranquillement en tête à tête sur la petite table de la chambre d'hôpital, puis nous finissons de faire nos sacs avant de dire au revoir à l'équipe soignante et avant de le remercier pour leur travail et leur gentillesse.
Nous sortons de l'hôpital sous un soleil radieux et nous prenons le métro direction la gare. Nous avons 1h30 avant que notre train ne parte et nous prenons un petit goûter pour nous détendre.
Nous arriverons 4 heures plus tard à la gare de Rennes où un taxi nous attend pour nous ramener chez nous, dans notre chez nous, avec notre bébé qui va bien, mais qui est fatigué de tant d'émotions...........
Le souci dans tout ça est qu'il fallait faire opérer notre petit homme du haut de ses 4 mois, et le plus grand souci était que le Neurochirurgien de Rennes qui aurait pu l'opérer est absent pour un an. Nous nous sommes donc dirigés - sur les conseils des Médecins - sur le CHRU de Lille où le Professeur DELHEMMES opère.
Dimanche 6 Juillet nous sommes donc partis à 8h20 de chez nous, en taxi, pour aller prendre un train en direction du Nord. Tout s'est très bien passé durant le trajet, malgré comme d'habitude un retard de la SNCF, et nous sommes arrivés au CHRU pour 15h30 dans le service de Neurochirurgie Pédiatrique.
Nous avons été accueillis dans une chambre double, où séjournait déjà Marc, un petit garçon de 9 mois. Une infirmière et des Auxiliaires de Puériculture sont passées - plusieurs fois - nous voir pour nous expliquer ce qui allait se passer dans la soirée et le lendemain, jour de l'intervention.
Vers 20 heures, Lucas a fait son premier bain à la bétadine et a pris son biberon comme d'habitude.
Après une nuit assez agitée, et un réveil en pleurs du fait qu'il était perdu et seul dans la chambre avec Marc (car Jérôme était logé à la Maison des Parents, un bâtiment à côté de l'Hôpital, et moi j'étais dans une chambre au bout du couloir en neurochir). Avec une infirmière nous avons réveillé Lucas à 3h30 du matin afin de lui faire reprendre un bain à la bétadine pour qu'il soit prêt pour l'intervention du lendemain matin. D'ailleurs, à partir de là, Lucas n'avait plus le droit de manger.
Lundi 7 Juillet, Lucas s'est réveillé à 7h45. Nous attendions que des brancardiers viennent le chercher car ils devaient le faire entre 7h30 et 7h45. Au final, ils sont venus à 8h10 et nous ont proposé de l'accompagner en le tenant dans nos bras. J'ai donc descendu Lucas dans mes bras avec Jérôme tout proche de nous. Après des tours et des détours dans les dédals des couloirs de l'hôpital, nous avons du abandonner notre bébé dans les bras d'une infirmière. Ca a été un moment très dur et très éprouvant car on l'abandonnait.
Nous sommes remontés dans le service et là nous avons attendu. Attendu que le Professeur vienne nous voir après l'opération, attendu qu'on puisse voir notre petit garçon, attendu qu'on est des nouvelles, attendu le temps si long...
Vers 11 heures, le Professeur DELHEMMES est venu nous voir dans la chambre pour nous dire que tout c'était très bien passé et que l'équipe était en train de réveiller Lucas tranquillement avant de le transférer en Réanimation Pédiatrique pour qu'il soit sous surveillance.
Nous avons eu le droit d'aller voir notre Bébé pour 13 heures. Une folle envie de courir pour voir comment il allait nous tenaillait, mais nous avons réussi à résister et après avoir passer une blouse et s'être nettoyé les mains en suivant le protocole, nous avons rencontré notre Bébé.
Lucas avait un grand pansement avec des redons qui sortaient, il était branché pour que les infirmières est toutes ses constantes, il avait 3 catétaires de mis (un sur chaque main et un sur un pied), et il avait ses petits poignets attachés au lit (comme nous l'avions conseillé) sinon il essayait de s'arracher le pansement.
On est resté un long moment auprès de notre Amour, à lui parler pour qu'il entende nos voix et qu'il soit rassuré, à lui caresser la main pour qu'il sente notre présence. A un moment, Lucas s'est "réveillé" (car il était toujours endormi) et s'est mis à pleurer de douleur. A ce moment là mon coeur s'est fendu de douleur car je voyais que Lucas souffrait, et on a tout fait pour le réconforter ce qui a marché.
On a été dîné puis nous sommes retournés voir Lucas. Là on a appris qu'ils avaient augmenté les doses de morphine car il était douloureux et depuis ça allait. Et en effet, à sa respiration et son attitude, nous avons bien vu que Lucas était plus paisible. Après un bon moment passé à ses côtés, nous sommes partis, direction la Maison des Parents où nous avons été dormir en attendant de revoir notre bébé.
Mardi 8 Juillet, c'est nos 2 ans de mariage..... Et pourtant, on est loin d'y penser, car nous n'attendons qu'une chose qu'on nous ramène notre Bébé auprès de nous. Après avoir déjeuner et de s'être renseigné plusieurs fois pour savoir quand est-ce que Lucas allait remonter en Neurochir (pas avant 13 heures normalement), contre toute attente, pour 11h15, 2 infirmières nous ramenaient notre petit Amour, encore endormi, mais au moins auprès de nous.
Dans l'après-midi il s'est réveillé plusieurs fois, et alors que nous nous y attendions pas, on nous changeait de chambre pour que je puisse dormir auprès de Lucas. Lucas, à ce moment là, se réveillait un peu, était toujours un peu dans le gaz mais ça allait bien. Ce n'est pas une opération qui empêche notre bébé de bouger, et c'est pourquoi dans l'après-midi les infirmières sont obligées de refaire sa capeline car elle est en train de partir, et il faut bien protéger sa cicatrice.Comme la veille nous avons donné un peu de médicament à Lucas par aérosol afin de soigner sa gorge car l'extubation l'avait abimée et donc Lucas souffrait.
Notre Bébé était plus paisible et nous a fait quelques débuts de sourires en fin de soirée, comme pour nous dire que nous pouvions dormir tranquillement, que tout allait bien.
Vers 23 heures, Jérôme est rentré dans sa chambre, et moi j'ai dormi auprès de Lucas. Pas très bien, car je me réveillais à peu près toutes les 1/2 heures pour voir si notre Bébé allait bien, mais ce n'était pas grave, car au moins j'étais rassurée.
Mercredi 9 Juillet, Lucas a repris un peu de vigueur et a faim. Tant mieux car ça fait plus de 48 heures qu'il n'a rien mangé. On lui redonne un peu de biberon pour voir s'il l'assimile bien, et sans problème Lucas boit 80 ml (certes vous vous direz que c'est peu comparé à d'habitude - car il prend 210 ml - mais c'est un très bon début).
En plus, maintenant, on peut le prendre dans nos bras et enfin serrer notre bébé contre nous. C'est un grand pas vers le retour à la vie "normale" et ça fait du bien de sentir son petit corps contre le notre.
Aujourd'hui c'est aussi une grande journée, puisque les infirmières et les médecins enlèvent les drains à Lucas. Pour arrêter les saignements à l'arrière de son crâne, ils ont du lui faire 2 points, mais Lucas a été grand et fort et n'a pas pleuré. Maintenant il se retrouve avec un simple pansement sur le haut du crâne et deux pansements à l'arrière pour protéger les points. Son petit visage d'Ange n'est pratiquement pas marqué, et mis à part son pansement qui attire l'oeil, on ne se douterait de rien. Aujourd'hui il n'a plus que sa perf à la main droite, un catétère à la main gauche, les électrodes et la petite lampe rouge au gros orteil pour prendre sa sat. Un grand soulagement pour bébé qui peut bouger à sa guise et remuer comme il aime tant le faire.
Jeudi 10 Juillet Lucas se réveille avec un cocard à l'oeil droit. Tout simplement car il a dormi toute la nuit sur le côté droit, malgré le fait que j'ai essayé plusieurs fois de lui faire changer de position. Il est paisible, ne souffre plus du tout, et nous parle et nous sourit comme avant, comme à la maison. C'est donc avec sérénité que nous accueillons le Professeur DELHEMMES dans la chambre de Lucas en fin d'après-midi qui est étonné de la forme de notre bébé et de sa cicatrisation. Il nous dit que tout va bien, que tout se passe pour le mieux même si son hémoglobine est basse. D'ailleurs le matin même il a encore fait une prise de sang pour voir où elle était située, et donc au lieu de le transfuser, Lucas va avoir un traitement en fer. Ouf !
En fin de soirée, Jérôme repart à la maison des parents, mais cette fois-ci rassuré de voir que notre bébé va bien, qu'il a bon appétit et qu'il a la pêche.
Vendredi 11 Juillet, tout débutait bien, le bain se passait bien, jusqu'à ce qu'on lui change son pansement. Là c'est hurlements, pleurs à m'en fendre le coeur tellement Lucas souffre. Le pansement lui arrache tous les cheveux, la peau du crane et ça le fait souffrir énormément. Par contre, il ne dit rien quand on nettoye sa cicatrice qui est au demeurant très "belle", très "propre". Après son bain, on nous annonce qu'on va débrancher Lucas car il va bien et que maintenant il n'y a plus d'intérêt d'enregistrer sa sat, son coeur... C'est donc un bébé "libéré" qui se retrouve à gigoter dans tous les sens pour son plus grand bonheur.
En fin de matinée, le Professeur ainsi que les médecins et infirmières font leurs tours des chambres, et là on nous confirme le traitement en fer. Par ailleurs, le Professeur DELHEMMES nous demande confirmation sur le fait que nous sommes de Rennes, et nous souffle (mais ce n'est pas encore sûr) que si la journée se passe bien, il pourrait autoriser exceptionnellement une sortie pour samedi. Mon coeur se remplit de joie au fait de pouvoir sortir plus tôt, de pouvoir profiter chez nous de notre bébé.
La journée se passe donc dans la joie et la bonne humeur, et comme Lucas n'est plus branché, on peut même le promener dans les couloirs grâce aux poussettes mises à la disposition des petits malades. C'est d'ailleurs une grande passion, car il a tellement de choses à regarder, de bruits à écouter qu'il ne s'en lasse pas.
En fin d'après-midi, toujours le passage de l'équipe soignante, et là le Professeur DELHEMMES nous autorise officiellement à sortir demain si la nuit se passe bien comme d'habitude. Nous sommes super heureux, mais maintenant faut savoir si on peut avoir un train. Ouf ! Oui, il y a un train et David (avec sa super cape) nous permet de faire l'achat de nos billets sur internet. Après avoir acheté nos billets, je saute sur mon téléphone pour prévenir mes parents de cette grande et belle nouvelle.
Nous passons tous les 3 une bonne soirée ensemble, pleine de joie et de rires avec notre bébé, tout ça pour notre dernière soirée à l'hôpital. Il y a simplement l'équipe de nuit, qui arrive à nous taper un peu sur le système en nous disant que rien n'est fait, qu'on ne partira pas forcément demain, que ça ne s'est jamais vu de sortir aussi tôt après une scaphocéphalie, et blablabla, et blablabla... Mais rien n'entame notre bonne humeur, on part demain, point !
Samedi 12 Juillet..... C'est le grand jour, notre départ de l'hôpital de Lille, la fin de tant de stress, de peur, la fin d'une étape dure et importante dans la vie d'un si petit bébé. Nous préparons tranquillement nos affaires, même si une folle envie de tout emballer et de partir rapidement me tente, mais notre train est à 17h29, donc pas la peine de s'affoler.
On déjeune tranquillement en tête à tête sur la petite table de la chambre d'hôpital, puis nous finissons de faire nos sacs avant de dire au revoir à l'équipe soignante et avant de le remercier pour leur travail et leur gentillesse.
Nous sortons de l'hôpital sous un soleil radieux et nous prenons le métro direction la gare. Nous avons 1h30 avant que notre train ne parte et nous prenons un petit goûter pour nous détendre.
Nous arriverons 4 heures plus tard à la gare de Rennes où un taxi nous attend pour nous ramener chez nous, dans notre chez nous, avec notre bébé qui va bien, mais qui est fatigué de tant d'émotions...........
Commentaires
Je comprends mieux après lecture de ce récit pourquoi je n'avais plus trop de tes nouvelles, je sus heureuse que tout se soit bien passé pour Lucas et lui souhaite un prompt rétablissement.
Bisous
Je suis heureuse que tout se soit bien passé. Après tant de stress et de tensions, c'est un grand soulagement de pouvoir rentrer chez soi.
Gros bisous et bon courage à Lucas et surtout bon rétablissement.
Merci les filles c'est gentil !
Aujourd'hui notre petit homme pète le feu, donc c'est plutôt cool, et sa cicatrice se voit pas beaucoup donc c'est bien (et les cheveux poussent - doucement ok, mais ils poussent).
Gros bisous à vous
Il y a longtemps que je n'ai pas pris de nouvelles du petit bout de chou et de ses superbes parents, alors même au travail, je prends quelques minutes pour vous envoyer ce petit coucou et dire que je pense bien à vous.
Vous avez un petit bout qui récupére bien apparemment d'après les messages que j'ai lus ci-dessus, et je suis très heureuse pour vous. envoyez des photos et faites de gros bisou à Lucas.
Gros bisou également à vous deux ainsi qu'à la famille Hercouet.
A bientôt